CONFÉRENCE D’INITIALISATION AMANI AFRICA I

Intervention du Général Gonnet

vendredi 28 novembre 2008

 

PermegonnetAA1ttez-moi de me présenter pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis le Général François Gonnet et j’ai la responsabilité de l’équipe Eurorecamp depuis un an.

Cette équipe européenne et multinationale comprend à ce jour quatre personnes (3 militaires et 1 policier). Un expert civil fait encore défaut et je lance un appel aux Etats membres pour combler cette lacune.

Cette équipe, qui agit sous le contrôle politique de l’Union européenne, est basée à Creil en France. La France a en effet été désignée nation cadre par l’UE et assure à ce titre le soutien de l’équipe.

Avec son homologue africaine, placée sous le commandement du Général Ilya, que j’ai plaisir à saluer, cette équipe est responsable du déroulement de la totalité du cycle AMANI AFRICA.

Avant que mon adjoint, le Colonel George Kilburn, ne présente les détails du cycle, je souhaite vous rappeler les quelques principes de base qui ont guidé sa conception.

Dans le contexte du partenariat stratégique entre l’UE et l’Afrique, adopté au sommet de Lisbonne en décembre 2007, AMANI AFRICA sera mis en œuvre dans le respect des principes de base suivants :

  • appropriation africaine (ce qui signifie en particulier qu’il ne s’agit pas d’un projet européen au service de l’Afrique mais d’un projet africain que l’UE et ses partenaires s’engagent à soutenir),
  • responsabilité mutuelle et partagée,
  • approche intégrée de la crise (qui signifie que tous les aspects de la crise : civil, police et militaire seront pris en compte),
  • conformité au plan d’action européen pour le renforcement des capacités africaines en matière de paix et sécurité (adopté en mai 2007 et qui engage l’UE à faciliter les activités d’entrainement, y compris les exercices),
  • utilisation et respect de la doctrine africaine (doctrine de l’ASF adoptée en mars 2008),
  • pas de confusion entre réalité et fiction (ce qui signifie le recours à un scenario totalement fictif afin d’éviter tout lien éventuel avec des situations existantes),
  • séparation entre les joueurs et les équipes d’organisation et de coordination du cycle.

Tout ceci dans le but d’atteindre l’objectif final qui est la validation de l’ASF avant mi-2010 (au niveau continental et stratégique).

Dans ce but, nous avons besoin d’une équipe mixte de direction et de coordination des activités liées au cycle, puis d’une équipe élargie pour l’exercice final, comprenant :

  • les joueurs (en gris sur le slide)
  • la direction d’exercice, comprenant les équipes de direction et de planification, avec :
    • animation haut (NU, Organisations internationales, ONG…),
    • animation bas (PC des REC ou PC « ad hoc »).

Je ne rappellerai pas les objectifs généraux du cycle qui vous ont été présentés ce matin par le PSOD de l’UA. S’il n’y a pas de questions à ce stade, je vais passer la parole à Peter Dawson et à George Kilburn qui vont successivement vous donner quelques précisions sur le scenario et sur le cycle proprement dit.

(Conclusion)

Pour conclure et avant de répondre à vos éventuelles questions, je souhaite vous donner quelques informations sur les possibilités offertes aux donneurs potentiels pour soutenir les activités tout au long du cycle et être informés sur celles-ci.

Il existe 3 moyens de soutenir le cycle :

  • soutien direct (matériel ou financier) par un contributeur pour une action identifiée ;
  • soutien technique (fourniture d’équipements ou d’expertise) ;
  • utilisation du Trust Fund déjà ouvert

Dans le cadre de ce Trust Fund, l’argent est déposé sur un compte tenu par la nation cadre et géré par un comité directeur constitué d’un représentant de chaque contributeur.

Par ailleurs, pour suivre les activités du cycle, un site web a été ouvert et sera régulièrement actualisé. Il peut être consulté en utilisant indifféremment les deux adresses suivantes :

www.amaniafricacycle.org
www.eurorecamp.org

Les règles de fonctionnement du Trust Fund peuvent y être consultées.

Un dernier mot : nous sommes parfaitement conscients d’avoir un défi à relever avec cet ambitieux projet, mais nous pensons que nous pouvons le faire !