L'Union européenne à l'Assemblée générale des Nations unies

L'Union européenne aux Nations unies

  • l'Union européenne a le statut d'observateur permanent à l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU) depuis 1974
  • elle a le statut d'observateur dans la plupart des agences spécialisées de l'ONU
  • elle est membre à part entière disposant d'un droit de vote de trois organes des Nations unies
  • elle est la seule partie non étatique à plus de 50 conventions des Nations unies
  • les 28 États membres de l'UE représentent plus d'un huitième des voix au sein de l'AGNU
  • l'UE et ses États membres, pris collectivement, sont le plus grand contributeur financier au système des Nations unies

L'UE est attachée au multilatéralisme, dont la pierre angulaire est une Organisation des Nations unies robuste et efficace. Cet attachement repose sur la conviction que, pour pouvoir faire face aux crises, aux défis et aux menaces à l'échelle mondiale, la communauté internationale a besoin d'un système multilatéral efficace, fondé sur des règles et des valeurs universelles.

Au fil des années, l'UE a établi une relation solide avec les Nations unies. La coopération intervient dans un large éventail de domaines dont s'occupent les différents organes de l'ONU. L'UE participe également à la session annuelle de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU).

Participation à l'Assemblée générale des Nations unies

En vertu d'une résolution adoptée par l'AGNU en mai 2011, l'UE peut prendre la parole en premier parmi d'autres grands groupes, lorsqu'elle s'exprime au nom de ses 28 États membres, et elle est invitée à participer au débat général qui se tient à l'ouverture de la session de l'Assemblée générale.

Les représentants extérieurs de l'UE - le président du Conseil européen, le haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, la Commission européenne et la délégation de l'UE - peuvent donc présenter les positions de l'UE et de ses États membres devant les Nations unies.

En outre, l'UE a obtenu le droit de présenter oralement des propositions et des amendements, une possibilité dont ne dispose aucun autre observateur, ainsi que le droit de répondre une fois à une intervention concernant les positions de l'UE.

Depuis 2011, le président du Conseil européen s'exprime devant l'Assemblée généraleau nom de l'UE.

Priorités de l'UE à l'Assemblée générale des Nations unies

Chaque année, le Conseil de l'UE adopte les priorités de l'UE aux Nations unies et à l'Assemblée générale des Nations unies, en tenant compte du programme des Nations unies et des questions internationales. Ces priorités orientent les travaux de l'UE pour l'année à venir.

Le 17 juillet 2017, le Conseil a adopté les priorités de l'UE aux Nations unies et à la 72e Assemblée générale des Nations unies (septembre 2017 - septembre 2018). L'UE, conjointement avec ses États membres, se concentrera en particulier sur les trois priorités suivantes.

Une gouvernance mondiale renforcée

La première des priorités de l'UE sera de soutenir, de renforcer et de réformer les Nations unies et l'ordre mondial fondé sur des règles. L'UE œuvrera pour que la clarté, la transparence, l'efficacité, l'effectivité et l'obligation de rendre des comptes constituent les principes directeurs de l'action menée par les Nations unies. Ces éléments sont essentiels pour restaurer la confiance des citoyens et des États membres dans la capacité du système des Nations unies à prévenir les crises et à y réagir, ainsi qu'à promouvoir un ordre mondial fondé sur des règles.

La paix et la prévention des conflits

Investir dans la prévention des conflits en amont et prévoir des scénarios pour les situations qui font suite aux opérations de maintien de la paix constituent des priorités pour l'UE. Il existe des synergies entre la stratégie globale de l'UE et la conception de la prévention défendue par les Nations unies, selon laquelle celle-ci doit être le fil rouge de toutes leurs activités.

L'UE et les Nations unies sont déterminées à approfondir leur partenariat dans le cadre de la lutte mondiale contre le terrorisme et de la protection des victimes. L'UE se félicite également de la réforme de l'architecture de lutte contre le terrorisme mise en place par les Nations unies, adoptée le 15 juin 2017 par l'Assemblée générale.

L'UE soutiendra les efforts menés sous l'égide des Nations unies dans les pays et régions où une action internationale vigoureuse s'impose, notamment la Syrie, le Proche-Orient, la Libye, l'Ukraine, le Yémen et les pays africains.

Dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération, l'UE continuera de plaider pour l'universalisation et la pleine mise en œuvre des traités et régimes multilatéraux existants en matière de désarmement, de non-prolifération et de contrôle des armements.

Un programme pérenne pour le changement

Cette année sera décisive pour le partenariat entre l'Europe et l'Afrique. L'Afrique est un partenaire stratégique pour l'UE dans tous les domaines d'action, et l'UE veut l'aider à réaliser tout son potentiel.

Prenant appui sur le partenariat qui la lie étroitement aux Nations unies en matière de droits de l'homme, l'UE encouragera la promotion et la protection des droits de l'homme, des libertés fondamentales, de l'État de droit et de la démocratie dans le monde. L'UE soutiendra également le rôle de coordination des Nations unies dans la promotion d'une réponse internationale cohérente aux crises humanitaires.

Par ailleurs, l'UE soutient la mise en œuvre du programme de développement durable à l'horizon 2030 et est déterminée à atteindre les 17 objectifs de développement durable d'ici 2030.

En ce qui concerne les migrants et les réfugiés, l'UE fera avancer les négociations portant sur le pacte mondial des Nations unies sur les migrations, ainsi que l'élaboration du pacte mondial sur les réfugiés et du cadre mondial pour les réfugiés avec des pays pilotes.

Pour ce qui est du changement climatique, la mise en œuvre de l'accord de Paris de 2015 sera essentielle pour façonner l'ordre mondial. L'UE souhaite que les Nations unies jouent un rôle important dans le recensement et l'analyse des risques en matière de sécurité liés au changement climatique.