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Conclusions du Conseil sur la RDC/les FDLR

Conseil de l'UE
  • 19/01/2015
  • 11:30
  • Communiqué de presse
  • 11/15
  • Affaires étrangères et relations internationales
19/01/2015
Contacts avec la presse

Susanne Kiefer
Attachée de presse
+32 22819442
+32 473923308

Session du Conseil des affaires étrangères
du 19 janvier 2015 à Bruxelles

 Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

 "1.     L'Union européenne (UE) confirme son attachement à la promotion de la stabilité et du développement dans la région des Grands Lacs et, en particulier, à la mise en œuvre pleine et entière de l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo (RDC) et la région (ci-après dénommé "l'accord-cadre"). Les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de l'accord-cadre ont été insuffisants. Les parties prenantes devront redoubler d'efforts afin de maintenir la dynamique, de façon à ce que l'accord puisse donner la pleine mesure de son potentiel en regroupant l'ensemble des acteurs autour d'un objectif commun.

 2.       Constatant que l'échéance du 2 janvier est passée sans que les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) se soient pleinement conformées aux décisions de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC) et du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), l'UE souligne que le moment est venu d'engager une action militaire, conformément à la résolution 2147 du Conseil de sécurité des Nations unies et comme préconisé également dans la déclaration du président du Conseil de sécurité des Nations unies du 8 janvier 2015 et dans le communiqué des envoyés internationaux pour la région des Grands Lacs du 2 janvier 2015. L'UE demande aux autorités de la RDC et à la MONUSCO d'entamer immédiatement une action visant à désarmer les FDLR. Les combattants des FDLR ont encore la possibilité, à tout moment, d'opter pour la voie pacifique en adhérant au programme de désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR), qui continue à rapatrier d'anciens membres des FDLR vers le Rwanda.

 3.       L'UE regrette profondément la récente recrudescence de la violence attribuée à des groupes armés dans l'est de la RDC et déplore les lourdes pertes en vies humaines survenues dans ce contexte. Les graves violations des droits de l'homme qui ne cessent d'être commises en RDC, en particulier les violences à caractère sexiste et le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats, que ce soit par des groupes armés ou d'autres acteurs, sont absolument inacceptables et doivent cesser. La protection des civils et la neutralisation de l'ensemble des groupes armés de l'est de la RDC doivent dès lors demeurer une priorité, et l'UE encourage la RDC, en partenariat avec la MONUSCO, à prendre des mesures énergiques et efficaces à l'encontre de ces groupes. L'UE insiste pour que la RDC, en coopération avec l'Ouganda et le Rwanda, accélère le processus de DDRRR des ex-membres du M23. L'UE réitère son soutien à tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre la violence sexuelle et ses conséquences. Il ne peut y avoir d'impunité pour ceux qui se sont rendus coupables de violations des droits de l'homme et d'atteintes au droit humanitaire international, et l'UE engage la RDC à veiller à ce que les auteurs de ces actes soient traduits en justice.

 4.       Il est fondamental de mettre un terme à la menace que représentent les FDLR et d'autres groupes armés si l'on veut, comme on l'ambitionne, que la région en paix puisse vivre avec elle-même. L'action militaire doit être complétée par une action politique, qui permettra en outre de jeter, dans la durée, les fondements de la stabilité. En s'attaquant aux causes profondes de l'instabilité, elle renforcera la confiance et ouvrira la voie à de futurs investissements et au développement. Pour ce faire, il est essentiel de s'attacher à ce que les engagements pris dans l'accord-cadre soient mis en œuvre, à ce que des élections crédibles et libres soient organisées et à ce que les femmes puissent jouer un rôle actif, dans le droit fil de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. L'UE encourage les garants – NU/UA/ CIRGL/SADC – et tous les pays de la région à ne pas relâcher les efforts qu'ils ont entrepris à cet égard. L'UE soutient l'action menée dans ce domaine par Saïd Djinnit, l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs. L'UE s'engage à assumer ses propres responsabilités, à la fois par la voie politique et avec les ressources dont elle dispose."