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Déclaration à la presse du président Tusk après la réunion informelle des chefs d'État ou de gouvernement

Conseil européen
  • 12/02/2015
  • 23:00
  • Déclaration et observations
  • 57/15
  • Affaires intérieures
  • Affaires étrangères et relations internationales
  • Zone euro
  • Économie et finances
12/02/2015

Bonsoir. Nous venons de conclure plusieurs heures de discussions, qui ont porté sur trois grands défis auxquels l'Europe est confrontée.

Premièrement, l'Ukraine. Le président Porochenko nous a communiqué des informations sur la situation épouvantable que connaît son pays à la suite de l'agression russe. Il nous a livré son analyse, empreinte de réalisme, de l'accord intervenu ce matin à Minsk.

Nous avons remercié la chancelière Merkel et le président Hollande pour les efforts indispensables qu'ils ont déployés en faveur de la paix en Ukraine. Ils ont présenté les résultats des pourparlers de Minsk, auxquels nous apportons un soutien prudent. Les mots qui figurent sur le papier doivent se traduire par des actes concrets. Le cessez‑le‑feu doit être respecté. Il faut qu'une réelle désescalade intervienne. Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine; c'est tout l'ordre géopolitique qui s'est mis en place en Europe après 1989 qui est menacé.

Nous serons prêts, que la situation évolue dans un sens positif ou négatif. Notre débat a porté sur la manière de favoriser la mise en œuvre de l'accord. Si celle‑ci n'a pas lieu, nous n'hésiterons pas à prendre les mesures qui s'imposent. Nous sommes unis. Nous garderons le cap.

Outre les menaces qui pèsent sur la paix à l'extérieur, l'Union européenne fait face à des ennemis de l'intérieur. Il y a cinq semaines à peine, des terroristes ont tué 17 personnes en France.

Nous coopérerons pour faire face ensemble à cette menace, sans céder à l'émotion et sans tomber dans l'excès, mais avec calme et détermination. Nous avons défini de nouvelles priorités dans la lutte contre le terrorisme. Ce dont nous avons le plus besoin, c'est d'un accord sur l'échange des dossiers passagers au sein de l'Union européenne, et il nous le faut rapidement.

En ce qui concerne la Grèce, le président de l'Eurogroupe nous a informés des discussions animées qui ont eu lieu hier entre les ministres des finances. Le Conseil européen n'a pas entamé de négociations sur cette question. Aujourd'hui, le premier ministre grec, M. Tsipras, et le président de l'Eurogroupe ont demandé aux institutions de procéder à une évaluation technique, afin qu'un terrain d'entente puisse être trouvé avant la réunion de l'Eurogroupe lundi prochain.

Nous avons également parlé de l'amélioration de la politique économique au sein de la zone euro. Après la décision prise récemment par la BCE, il est impératif que les économies nationales deviennent pleinement compatibles avec l'union monétaire. À cette fin, des réformes structurelles doivent trouver un important écho politique au niveau national. Nous poursuivrons nos efforts pour réaliser une véritable Union économique et monétaire.

Il s'agissait aujourd'hui d'un sommet "informel". Nous avons cependant réalisé de réels progrès. Nous nous rencontrerons à nouveau dans cinq semaines, en mars. D'ici là, nous suivrons de près l'évolution de la situation. Merci.