Lettre d'invitation adressée aux membres du Conseil européen par le président Donald Tusk

Conseil européen
  • 17/02/2016
  • Communiqué de presse
  • 70/16
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17/02/2016
Contacts avec la presse

Preben Aamann
Porte-parole du président du Conseil européen
+32 22815150
+32 476850543

Nous allons nous réunir demain en Conseil européen. Il s'agira d'un moment décisif pour l'unité de notre Union et pour l'avenir des relations du Royaume-Uni au sein de l'Europe.

Après les consultations que j'ai menées ces dernières heures, je dois dire, en toute franchise, que rien ne garantit encore que nous parviendrons à un accord. Nous avons des divergences sur certaines questions politiques et je suis parfaitement conscient qu'il sera difficile de les surmonter. C'est pourquoi je vous demande instamment de conserver une attitude constructive.

Les négociations en sont à un stade très avancé et nous devons tirer parti de cette dynamique. Il n'y aura pas de meilleur moment pour trouver un compromis. C'est notre unité qui fait notre force et nous ne devons pas y renoncer. Ce serait une défaite à la fois pour le Royaume-Uni et pour l'Union européenne, et une victoire géopolitique pour ceux qui cherchent à nous diviser.

Nous travaillerons sur la base de la proposition que j'ai présentée le 2 février, assortie des précisions techniques et juridiques apportées par nos sherpas et qui seront diffusées aujourd'hui. Toutefois, toutes les questions politiques resteront ouvertes pour demain. L'objectif est clair depuis le départ: il s'agit de parvenir à un accord juridiquement contraignant et irréversible qui réponde aux préoccupations du Royaume-Uni, tout en étant satisfaisant pour tous. Néanmoins, nous ne remettrons pas en cause nos valeurs fondamentales. Mon objectif est de parvenir à un accord cette semaine.

Concernant l'organisation de la réunion: après le traditionnel échange de vues avec le président du Parlement européen et la photo de famille, nous aborderons la question du Royaume-Uni lors de notre première session de travail, jeudi après-midi. Ce sera l'occasion pour tous les membres de faire part de leurs positions et d'exprimer leurs préoccupations. Étant donné que nous parlons d'un accord juridiquement contraignant, il nous faudra du temps pour analyser tous les changements nécessaires durant la nuit, et nous reviendrons sur la question vendredi matin.

Au cours du dîner, nous discuterons de l'évolution de la situation en matière de migration. En décembre, nous sommes convenus d'un certain nombre de priorités à traiter d'urgence. Les rapports détaillés élaborés par la présidence néerlandaise et la Commission montrent que la stratégie que nous avons mise au point commence à produire des résultats, mais les progrès réalisés à ce jour sont insuffisants. Je veux que nous poursuivions nos efforts sur tous les éléments de la stratégie globale. Nous devrions approuver les conclusions à l'issue de la discussion. Étant donné que le plan d'action UE-Turquie joue un rôle crucial dans notre stratégie, je rencontrerai le Premier ministre Davutoğlu au préalable pour évaluer les progrès et discuter d'une accélération de la mise en œuvre de l'accord de manière à permettre une réduction substantielle et durable du nombre d'entrées illégales dans l'UE depuis la Turquie.

Nous nous réunirons vendredi matin dans le cadre d'une session informelle pour parler du Royaume-Uni. Le président du Parlement européen se joindra à nous pour le débat. L'heure exacte reste à fixer car il est possible que nous devions tenir des consultations bilatérales. Une fois que le texte final sera prêt, nous reprendrons la session plénière pour l'adopter formellement.

Ensuite, nous aurons un échange de vues sur la situation en Syrie et en Libye, et nous adopterons le reste des conclusions. Enfin, nous approuverons les recommandations sur la zone euro, dans le cadre du Semestre européen réaménagé. Je me réjouis à la perspective de vous retrouver à Bruxelles demain.