Intervention du président Donald Tusk à l'issue de la première session de travail du Conseil européen

Conseil européen
  • 18/02/2016
  • Déclaration et observations
  • 74/16
  • Affaires intérieures
  • Affaires étrangères et relations internationales
  • Affaires institutionnelles
18/02/2016
Contacts avec la presse

Preben Aamann
Porte-parole du président du Conseil européen
+32 22815150
+32 476850543

Bonsoir. Nous avons débuté le Conseil européen en exprimant notre solidarité avec la Turquie et en condamnant l'attentat terroriste d'Ankara, qui a empêché le Premier ministre turc, M. Davutoğlu, d'être à Bruxelles.

Permettez-moi de commencer par la question migratoire, pour laquelle nous avons adopté des conclusions. Nous sommes convenus que notre plan d'action commun avec la Turquie reste une priorité, et nous devons tout mettre en œuvre pour réussir. C'est pourquoi nous avons l'intention d'organiser une réunion extraordinaire avec la Turquie au début du mois de mars.

Mais un autre aspect, tout aussi important que les conclusions, est la discussion que nous avons menée en ce moment décisif de la crise migratoire. Cette discussion n'a fait que renforcer notre détermination à construire un consensus européen sur les questions migratoires.

Pour y parvenir, nous devons d'abord éviter une bataille entre des plans A, B et C. Une telle confrontation serait complètement absurde, car elle créerait des clivages au sein de l'Union européenne. Nous devons plutôt chercher à opérer une synthèse des différentes approches. La seule solution valable est un plan européen global.

Deuxièmement, une solution européenne ne repose pas seulement sur les décisions prises à Bruxelles. Elle repose également, et même en premier lieu, sur les décisions prises dans les capitales. Il nous faut l'accepter, mais nous devrions aussi, dans le même temps, nous efforcer d'améliorer la coordination de ces décisions.

Et troisièmement, nous devons respecter les règles et législations que nous avons tous adoptées ensemble. Cela concerne à la fois les décisions en matière de relocalisation et la nécessité de revenir progressivement à une situation dans laquelle tous les membres de l'espace Schengen appliqueront intégralement le code frontières Schengen.

Enfin, comme vous le savez, le Royaume-Uni a également fait l'objet de nos discussions d'aujourd'hui. Pour l'heure, je peux simplement constater que nous avons réalisé certains progrès, mais que beaucoup reste encore à faire. Je vais maintenant avoir une série de rencontre bilatérales, en commençant par le Premier ministre britannique, M. Cameron, le président français, M. Hollande, le Premier ministre tchèque, M. Sobotka, et le Premier ministre belge, M. Michel, avec la participation, bien entendu, du président de la Commission, M. Juncker, dont le rôle est également essentiel dans ce processus. Je vous remercie de votre attention et vous souhaite une bonne et longue nuit.