Déclaration à la presse du président Donald Tusk concernant le résultat du référendum au Royaume‑Uni

Conseil européen
  • 24/06/2016
  • 09:00
  • Déclaration et observations
  • 380/16
  • Brexit
  • Affaires institutionnelles
24/06/2016
Contacts avec la presse

Preben Aamann
Porte-parole du président du Conseil européen
+32 22815150
+32 476850543

Il ne faut pas se cacher que nous souhaitions une autre issue au référendum d'hier. Je suis pleinement conscient de la gravité, et même de l'ampleur dramatique, de ce moment sur le plan politique. Il n'est pas possible de prédire l'ensemble des conséquences politiques de cet événement, en particulier pour le Royaume‑Uni. C'est un moment historique mais ce n'est sûrement pas le moment d'avoir des réactions hystériques. Je tiens à rassurer chacun: nous sommes prêts aussi à affronter ce scénario négatif. Comme vous le savez, le dessein de l'UE n'est pas uniquement de naviguer en eaux calmes.

Ces deux derniers jours, j'ai évoqué la possibilité d'un Brexit avec tous les dirigeants de l'UE, je veux dire les Premiers ministres et présidents ainsi que les dirigeants des institutions de l'UE. Aujourd'hui, au nom des 27 dirigeants, je peux dire que nous sommes déterminés à rester unis à 27. Pour nous tous, l'Union est le cadre dans lequel s'inscrit notre avenir commun. Je tiens aussi à vous assurer une fois encore qu'il n'y aura pas de vide juridique. Jusqu'à ce que le Royaume‑Uni quitte officiellement l'Union européenne, le droit de l'UE continuera de s'appliquer au Royaume‑Uni et sur son territoire. J'entends par là aussi bien les droits que les obligations.

Toutes les procédures relatives au retrait du Royaume‑Uni de l'UE sont claires et sont énoncées dans les traités. Pour pouvoir discuter en détail de la marche à suivre, j'ai proposé aux dirigeants une réunion informelle des 27 en marge de la réunion du Conseil européen. Et je leur proposerai que nous entamions une réflexion plus large sur l'avenir de notre Union.

Enfin, il est vrai que les dernières années ont été les plus difficiles de l'histoire de notre Union. Mais je pense toujours à ce que mon père me disait: ce qui ne te tue pas te rend plus fort.