Intervention du président Donald Tusk à la suite de la notification du Royaume-Uni

Conseil européen
  • 29/03/2017
  • 14:30
  • Communiqué de presse
  • 160/17
  • Brexit
  • Affaires institutionnelles
29/03/2017
Contacts avec la presse

Preben Aamann
Porte-parole du président du Conseil européen
+32 22815150
+32 476850543

La voici donc, six pages: la notification de la Première ministre Theresa May, déclenchant l'article 50 et lançant formellement les négociations relatives au retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il n'y a aucune raison de feindre que ce jour est un jour faste, ni à Bruxelles ni à Londres. Après tout, la plupart des Européens, y compris près de la moitié des électeurs du Royaume-Uni, souhaitent que nous restions ensemble et non que nous nous séparions. Pour ma part, je ne ferai pas semblant d'être heureux aujourd'hui.

Mais, paradoxalement, il y a aussi du bon dans le Brexit. Le Brexit nous a rendus, nous la communauté des 27, plus déterminés et plus unis qu'avant. J'en suis pleinement convaincu, surtout après la déclaration de Rome, et aujourd'hui je puis affirmer que nous resterons déterminés et unis également à l'avenir, mais également au cours des difficiles négociations à venir.

À cet égard, sachez que la Commission et moi-même sommes investis d'un mandat solide pour protéger les intérêts des 27. Il n'y a rien à gagner dans ce processus, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Il s'agit fondamentalement de limiter les dégâts. Notre objectif est clair: réduire au maximum les coûts pour les citoyens, les entreprises et les États membres de l'UE. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir - et nous en avons tous les moyens - pour atteindre cet objectif. Et ce qu'il nous faut souligner aujourd'hui, c'est que, pour l'heure, rien n'a changé: jusqu'à ce que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, le droit de l'UE continuera de s'appliquer à l'égard du Royaume-Uni et sur son territoire.

Enfin, je tiens à dire que nous venons de diffuser une déclaration officielle du Conseil européen, dans laquelle les dirigeants soulignent que nous agirons dans un esprit d'unité et que nous entamerons les négociations en nous concentrant sur l'ensemble des arrangements essentiels pour un retrait ordonné. Vendredi, je présenterai aux États membres une proposition d'orientations pour les négociations, que le Conseil européen doit adopter le 29 avril.

J'y ferai référence et j'apporterai des précisions au sujet de nos propositions vendredi, lors de la conférence de presse que je tiendrai avec le Premier ministre Joseph Muscat à Malte.

Que pourrais-je ajouter? Vous nous manquez déjà.