Intervention du président Tusk au sujet de la réunion extraordinaire du Conseil européen (article 50) du 29 avril 2017

Conseil européen
  • 29/04/2017
  • 17:00
  • Déclaration et observations
  • 223/17
  • Brexit
  • Affaires institutionnelles
29/04/2017
Contacts avec la presse

Preben Aamann
Porte-parole du président du Conseil européen
+32 22815150
+32 476850543

Bonjour.

"Je tiens tout d'abord à souligner la remarquable unité manifestée par tous les 27 dirigeants concernant les orientations relatives à nos négociations avec le Royaume-Uni. Celles-ci ont été adoptées tout de suite après le début du sommet, ce qui est de bon augure pour les négociations. Nous disposons maintenant du soutien unanime de l'ensemble des 27 États membres et des institutions de l'UE, ce qui nous confère un mandat politique fort pour ces négociations. Je tiens ici à remercier toute l'équipe qui a travaillé d'arrache-pied à l'élaboration des orientations, et plus particulièrement Jeppe Tranholm-Mikkelsen, le secrétaire général, ainsi que Piotr Serafin et Didier Seeuws.

Nous sommes unis, non seulement sur le fond, mais également sur la méthode à suivre pour mener les pourparlers sur le Brexit. J'entends par là l'approche dite "par étapes" sur laquelle les dirigeants ont marqué leur accord aujourd'hui. Cela signifie qu'avant de négocier ce que seront nos futures relations avec le Royaume-Uni, nous devons réaliser des progrès suffisants en ce qui concerne les droits des citoyens, les questions financières et celle de la frontière avec l'Irlande. Il est trop tôt pour se demander quand cela pourrait se produire. Toutefois, il est important de souligner qu'il reviendra aux dirigeants de l'UE d'évaluer, puis de décider, si ces progrès suffisants auront été accomplis. Et cette décision sera prise à l'unanimité des 27 chefs d'État ou de gouvernement.

Permettez-moi à présent de mettre l'accent sur notre priorité numéro un, à savoir les citoyens, dont nous voulons que les droits soient respectés et garantis avant toute autre chose. Le débat d'aujourd'hui a permis de clarifier que, pour parvenir à une décision concernant les droits des citoyens, c'est, au-delà de la rapidité, la qualité qui prime sur tout, étant donné que la vie de tant de personnes en dépend. Ce sont en effet pas moins de quatre millions et demi de personnes qui sont concernées: les Européens résidant au Royaume-Uni, et aussi les Britanniques vivant sur le continent. Au cours des dernières semaines, y compris lors de ma visite à Londres, nous avons entendu nos amis britanniques répéter à l'envi qu'ils étaient prêts à trouver rapidement un accord sur cette question. Or, je tiens à affirmer très clairement que nous avons besoin de véritables garanties permettant à nos citoyens de vivre, de travailler et d'étudier au Royaume-Uni, et il en va de même pour les citoyens britanniques. La Commission a établi une liste complète des droits et avantages que nous voulons garantir aux personnes touchées par le Brexit. Pour que des progrès suffisants soient accomplis, il faut que nos interlocuteurs britanniques se penchent sérieusement sur la question. Je tiens à vous assurer qu'en ce qui nous concerne, dès que nous aurons reçu de réelles garanties du Royaume-Uni pour nos concitoyens, une solution sera rapidement trouvée.

Je vous remercie.