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La Turquie est un pays important pour l'UE et nous voudrions voir nos relations avec elle se renforcer et se développer. Cela devrait se faire dans le respect des valeurs, des principes et des intérêts de l'UE.
En même temps, on constate des développements préoccupants, en particulier en Méditerranée orientale et en ce qui concerne la Libye, qui portent atteinte aux intérêts de l'UE.
Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Les États membres ont été d'accord pour estimer que les relations UE-Turquie sont actuellement mises à rude épreuve en raison de développements préoccupants qui portent atteinte aux intérêts de l'UE, en particulier en Méditerranée orientale et en Libye. Les ministres ont estimé d'un commun accord que la Turquie devait se pencher sur plusieurs questions graves afin que soit changée la dynamique de confrontation actuelle et que soit instauré un climat de confiance.
Dans le droit fil des conclusions du Conseil du 15 juillet 2019 sur les activités illégales de forage menées par la Turquie dans la zone économique exclusive de Chypre, ainsi que de la déclaration du 15 mai 2020 sur la situation en Méditerranée orientale, il a été souligné que les actions unilatérales menées par la Turquie, en particulier en Méditerranée orientale, qui vont à l'encontre des intérêts de l'UE, des droits souverains des États membres de l'UE et du droit international, doivent cesser.
Les ministres ont également appelé la Turquie à contribuer activement à une solution politique en Libye et à respecter les engagements qu'elle a pris dans le cadre du processus de Berlin, y compris l'embargo sur les armesdécrété par les Nations unies. Les États membres ont souligné l'importance que revêt l'opération Irini pour garantir le respect de l'embargo sur les armes par tous les acteurs et ils se sont engagés à étudier les moyens d'en assurer la pleine efficacité, dans le but d'empêcher une escalade sur le terrain.
Les ministres ont également condamné la décision de la Turquie de reconvertir Sainte-Sophie en mosquée, dans la mesure où cette décision ne manquera pas d'alimenter la méfiance, de faire renaître des divisions entre les communautés religieuses et de saper les efforts de dialogue et de coopération. Un large soutien s'est dégagé pour exhorter les autorités turques à reconsidérer d'urgence leur position et à revenir sur leur décision.
Enfin, un vaste soutien s'est manifesté pour charger le haut représentant d'explorer d'autres pistes susceptibles de contribuer à apaiser les tensions et de parvenir à une entente sur les questions qui créent de plus en plus de tensions dans les relations UE-Turquie.
Le Conseil a discuté des relations entre l'UE et l'Amérique latine et les Caraïbes, dans le contexte des conséquences de la pandémie de COVID-19.
Les ministres ont débattu en particulier de la manière dont l'UE peut soutenir la région en vue de revitaliser l'engagement politique de l'UE à l'égard de de cette région en ce moment critique.
Questions d'actualité
Les ministres ont évoqué l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Dans ce contexte, les ministres ont réaffirmé le soutien de l'UE en faveur de l'autonomie et des libertés fondamentales de la population de Hong Kong, et ils ont souligné qu'une telle décision pourrait avoir un impact sur les relations de l'UE avec la Chine.
Le Conseil des affaires étrangères a ensuite reçu des informations au sujet de la Libye: la situation sur le terrain reste mauvaise et des violations flagrantes de l'embargo sur les armes continuent d'être recensées.
Les ministres ont également été informés de l'évolution du dialogue entre Belgrade et Pristina, qui a récemment repris, et de sa prochaine réunion, prévue le jeudi 16 juillet à Bruxelles.
Enfin, le haut représentant a également évoqué la situation au Venezuela, pour laquelle il avait proposé de convoquer une réunion ministérielle du groupe de contact international, suivie de réunions avec le groupe de Lima et d'autres acteurs clés.
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