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Agression de l'Ukraine par la Russie – conséquences sur la sécurité alimentaire
Le Conseil des affaires étrangères a procédé à un échange de vues sur les derniers développements en rapport avec la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine. Les ministres ont souligné leur détermination à continuer de soutenir militairement l'Ukraine, en faisant pression sur la Russie et en collaborant avec la communauté internationale.
Le Conseil s'est ensuite concentré sur les conséquences négatives de la guerre d'agression menée par la Russie sur la sécurité alimentaire au niveau mondial.
La Russie bloque les exportations ukrainiennes. La Russie, pas nous. La Russie détruit des ports, des stocks alimentaires et des infrastructures de transport, ce qui a déclenché la crise alimentaire mondiale. Lorsque plus de 20 millions de tonnes de céréales sont bloquées dans les entrepôts ukrainiens et que certains empêchent ces denrées alimentaires d'atteindre les consommateurs, d'autres souffriront de la faim. Il s'agit d'une tentative délibérée d'utiliser la nourriture comme arme de guerre. Il s'agit d'une tentative délibérée de créer la faim dans le monde.
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Le Conseil a mis l'accent, en particulier, sur les effets de la crise sur les pays africains et sur la manière d'aider ces pays à atténuer l'impact des hausses des prix des denrées alimentaires.
L'UE fait preuve de solidarité et prend des mesures décisives. Elle s'est engagée à verser environ 1 milliard d'euros pour lutter contre l'insécurité alimentaire au Sahel, 600 millions d'euros d'aide d'urgence pour renforcer les systèmes et la résilience alimentaires dans la Corne de l'Afrique et 225 millions d'euros pour atténuer les effets des crises alimentaires qui risquent de toucher l'Afrique du Nord et le Levant. L'UE examinera également, en coopération avec les Nations unies, l'impact du respect des sanctions de l'UE ou de l'évitement injustifié du marché par certains acteurs économiques.
Le Conseil a ensuite débattu du plan d'action sur les conséquences géopolitiques de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine sur les pays tiers. Le plan d'action met l'accent sur la solidarité, la stimulation de la production alimentaire sur le terrain, la stabilisation des échanges et la coopération multilatérale.
Égypte
À la suite du Conseil d'association UE-Égypte du 19 juin, qui a approuvé les nouvelles priorités du partenariat UE-Égypte jusqu'en 2027, le Conseil des affaires étrangères a tenu un débat sur les relations de l'UE avec l'Égypte. Le débat a été axé sur la sécurité alimentaire et sur la présidence égyptienne de la future COP27.
Il a été suivi d'un échange de vues informel au cours du déjeuner avec le ministre égyptien des affaires étrangères, M. Sameh Hassan Shoukry.
Les ministres ont procédé à un échange de vues sur les conséquences de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, ainsi que sur les préparatifs de la COP 27. Le changement climatique reste une priorité au niveau mondial et l'UE aidera l'Égypte à contribuer au succès de la COP 27.
Corne de l'Afrique
Le Conseil a tenu un débat sur la situation dans la Corne de l'Afrique, et sur les éléments d'un engagement proactif à plus long terme de l'UE dans une région où les fragilités sont exacerbées par la pandémie de COVID-19 et la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine.
Les ministres ont fait le point sur la situation au Soudan, où l'UE soutient le mécanisme tripartite des Nations unies, de l'Union africaine et de l'IGAD afin de faciliter la recherche d'une solution politique.
En ce qui concerne la Somalie, les ministres ont souligné qu'il importait de tirer parti du nouvel élan à la suite de l'élection d'un nouveau président, et de plaider en faveur de réformes politiques, économiques et en matière de sécurité.
Enfin, le débat ministériel a mis en évidence le fait que, bien que des progrès aient été accomplis en Éthiopie, cela n'est pas suffisant pour une normalisation complète des relations. L'approche de l'UE devrait être "prudente, conditionnelle et transactionnelle", c'est-à-dire dépendre d'un meilleur accès humanitaire, de la restauration des services de base au Tigré et de la levée des restrictions sur les carburants et les engrais.
Conclusions et autres décisions du Conseil
Le Conseil a approuvé des conclusions sur les questions suivantes:
Le Conseil a adopté une décision relative à la conclusion de l'accord de partenariat sur les relations et la coopération entre l'UE et la Nouvelle-Zélande.
Le Conseil a adopté une déclaration sur la défense et la promotion du respect du droit international, y compris les principes de la charte des Nations unies.
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En marge de la session du Conseil, le ministre danois des affaires étrangères a officiellement informé le haut représentant et la présidence française de l'intention du Danemark de mettre fin à sa clause de non-participation et de s'associer à la politique de défense de l'UE et à la coopération en la matière.
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