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Guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine
Le Conseil des affaires étrangères a discuté de l'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, après une intervention par vidéoconférence du ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, qui a informé ses homologues de l'UE de l'évolution récente de la situation sur le terrain et des besoins les plus pressants de l'Ukraine.
Lors des débats qui ont suivi entre ministres de l'UE-27, il a été abordé la question de la manière d'intensifier le soutien militaire de l'UE à l'Ukraine et il a été convenu, eu égard à la poursuite des actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, de renouveler les mesures restrictives de l'UE pour une période de six mois supplémentaires, soit jusqu'au 31 juillet 2025.
L'Europe est le premier donateur international de Kiev. Nous avons fourni plus de 134 milliards d'euros au total. Mais il est clair que l'Ukraine a besoin de plus. Le front se déplace vers l'ouest, mais il devrait se déplacer vers l'est. L'Ukraine a besoin de davantage de munitions, de défense aérienne et de soldats formés, comme le ministre des affaires étrangères Sybiha l'a également réitéré aujourd'hui par vidéo. Un soutien militaire accru à l'Ukraine et des sanctions plus sévères à l'encontre de la Russie sont les deux faces d'une même médaille. Accroître le soutien militaire à l'Ukraine, c'est également très important pour notre propre sécurité.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Le Conseil des affaires étrangères a débattu des relations de l'UE avec les États-Unis, à la suite de l'investiture du président Trump.
La discussion ministérielle visait à développer une compréhension commune entre les États membres sur les relations transatlantiques: recenser les défis, convenir des priorités, cartographier les possibilités d'un programme positif et coordonner les relations.
À l'issue de la réunion, la haute représentante a souligné que les politiques de la nouvelle administration américaine ont des répercussions majeures pour l'Union européenne et que l'Europe doit resserrer les rangs et rester unie.
L'Europe est un poids lourd de l'économie ainsi qu'un partenaire géopolitique, et les États-Unis sont notre allié le plus proche. Nos adversaires coopèrent très étroitement. Il faut que nous fassions de même. Ensemble, l'Europe et l'Amérique du Nord sont plus fortes et plus sûres.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Le Conseil des affaires étrangères a procédé à un échange de vues sur le soutien de l'UE à la Syrie et sur l'assouplissement du cadre de sanctions de l'UE.
Aujourd'hui, nous sommes parvenus à un accord politique afin de commencer à assouplir les sanctions concernant la Syrie. Cela pourrait stimuler l'économie syrienne et aider le pays à se remettre sur pied. Nous nous efforçons, certes, d'avancer rapidement, mais nous sommes également prêts à faire machine arrière si la situation s'aggrave. Et parallèlement, nous intensifierons l'aide humanitaire et les efforts de relance.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
En ce qui concerne la situation en Israël et à Gaza, le Conseil a accueilli avec satisfaction la libération des otages et le cessez-le-feu annoncés le 15 janvier.
La haute représentante a annoncé que l'UE soutiendrait la mise en œuvre du cessez-le-feu, notamment en redéployant la mission civile de l'UE à Rafah afin de superviser les vérifications aux frontières.
Elle a également annoncé que la situation était mûre pour la tenue d'un Conseil d'association UE-Liban en 2025.
Les discussions ministérielles ont également porté sur l'Iran, les États membres ayant clairement exprimé que la pratique consistant à détenir des ressortissants étrangers à des fins de pression politique doit cesser.
Le Conseil a consacré un petit-déjeuner informel aux menaces hybrides.
Les actions hybrides de la Russie augmentent en fréquence et en intensité [...] La mer Baltique a connu des cas graves de dommages causés à des installations sous-marines. Notre incapacité à décourager de telles actions envoie un signal dangereux à tout agresseur. La faiblesse constitue pour eux un appel d'air. Ensemble, nous sommes en train d'affermir notre connaissance de la situation, notre préparation et notre résilience.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Conclusions et autres décisions du Conseil
Le Conseil a approuvé des conclusions sur les priorités de l'Union européenne en 2025 dans les enceintes des Nations unies compétentes en matière de droits de l'homme
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