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Le Conseil des affaires étrangères a évoqué la situation dans le pays et les violents affrontements qui ont lieu actuellement entre les forces armées soudanaises (FAS) et les forces de soutien rapide (RSF) depuis le 15 avril. Le haut représentant a souligné qu'une cessation immédiate des hostilités et un retour aux négociations régionales étaient de la plus haute importance, et il a rendu compte de l'évacuation du personnel et des citoyens de l'UE.
Guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine et plan d'action de l'UE sur ses conséquences géopolitiques
Le Conseil des affaires étrangères a procédé à un échange de vues sur l'agression perpétrée par la Russie contre l'Ukraine.
Au début des discussions du Conseil, le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kouleba, s'est adressé aux ministres de l'UE par vidéoconférence et les a informés des derniers développements sur le terrain ainsi que des priorités et des besoins militaires de l'Ukraine, notamment en ce qui concerne les munitions et les missiles.
Nous voulons tous la paix, en premier lieu les Ukrainiens. Mais il doit s'agir d'une paix juste. Tant que ce ne sera pas le cas, nous continuerons à soutenir l'Ukraine dans ses efforts pour se défendre.
Récemment, certaines idées en faveur de la paix ont été avancées par la Chine, ainsi que par le Brésil. Pour des efforts de paix crédibles et honnêtes, il convient de s'adresser également à Kiev et de s'y rendre pour voir l'agression avec les yeux de ceux qui sont actuellement sous les bombes.
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Le haut représentant a souligné qu'au total l'UE et ses États membres ont déjà facilité la fourniture d'un soutien militaire représentant plus de 13 milliards d'euros. Il a également fait le point sur le soutien militaire apporté par l'UE à l'Ukraine dans le cadre du plan en trois axes destiné à fournir à l'Ukraine un million de munitions d'artillerie, provenant de stocks existants ou faisant l'objet d'acquisitions conjointes.
Jusqu'à présent, l'UE a tenu ses promesses en ce qui concerne le premier axe en adoptant une mesure d'assistance au titre de la facilité européenne pour la paix, d'un montant de 1 milliard d'euros, visant à répondre aux besoins les plus immédiats de l'Ukraine. Les États membres de l'UE achèvent également à l'heure actuelle les travaux relevant du deuxième axe pour faciliter la passation conjointe de marchés. Enfin, la Commission européenne présentera prochainement des propositions concrètes sur la manière de renforcer la capacité de production européenne dans le secteur de la défense dans le cadre du troisième axe.
Les ministres ont également été informés des activités de la mission d'assistance militaire de l'UE en soutien à l'Ukraine (EUMAM Ukraine), qui a déjà dépassé son objectif initial en formant plus de 16 000 soldats ukrainiens. L'UE vise à former un total de 30 000 soldats d'ici la fin de 2023.
Le Conseil des affaires étrangères a ensuite tenu un débat sur la mise en œuvre du plan d'action de l'UE sur les conséquences géopolitiques de l'agression russe.
Il s'agit d'un instrument essentiel définissant la stratégie de l'UE destinée à renforcer ses relations bilatérales avec ses principaux partenaires dans son voisinage immédiat, à savoir l'Asie, l'Afrique et l'Amérique latine. L'objectif de ce plan est de renforcer les partenariats de l'UE à l'échelle mondiale grâce à des liens politiques et économiques et à l'utilisation clé de l'initiative "Global Gateway".
Échange informel avec le ministre géorgien des affaires étrangères
Au cours du déjeuner, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont eu avec le ministre géorgien des affaires étrangères, Ilia Darchiashvili, un échange informel qui portait principalement sur la perspective européenne de la Géorgie et sur le fait que ce pays doit renforcer sa démocratie.
La discussion a confirmé que la Géorgie a accompli des progrès significatifs pour mener à bien de nombreuses réformes clés et a souligné que l'État de droit, les droits de l'homme, les médias, la société civile et des institutions publiques indépendantes sont des éléments importants pour chaque pays aspirant à adhérer à l'UE.
Questions d'actualité
Le Conseil des affaires étrangères a débattu de la Moldavie et est convenu de trois mesures concrètes pour soutenir le pays:
- le Conseil a mis en place une nouvelle mission civile de partenariat de l'UE relevant de la PSDC qui renforcera les structures de gestion des crises de la Moldavie et sa résilience face aux menaces hybrides
- le Conseil est parvenu à un large accord sur un nouveau cadre de sanctions à l'encontre de ceux qui déstabilisent le pays et - le Conseil est convenu d'allouer 40 millions d'euros supplémentaires au titre de la facilité européenne pour la paix afin de soutenir les capacités de défense de la Moldavie
En ce qui concerne la Chine, le haut représentant a souligné qu'il existe des domaines dans lesquels les intérêts de l'UE et de la Chine convergent et qu'ils doivent coopérer, par exemple pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, la gestion de la dette et la santé mondiale. Il a également souligné que l'Union attend de la Chine qu'elle agisse pour défendre les règles et normes internationales, dans leur intégralité et non de manière sélective, en particulier en ce qui concerne la guerre d'agression illégale et injustifiée menée par la Russie contre l'Ukraine.
Le haut représentant s'est félicité de la déclaration dans laquelle la Chine s'est distanciée des propos inacceptables de son ambassadeur à Paris, qui contrastaient avec la reconnaissance par la Chine de l'Ukraine - incluant la Crimée - en 1991.
Autres décisions
Le Conseil a approuvé des conclusions sur l'Éthiopie et a adopté des mesures restrictives contre:
- les violations des droits de l'homme en Iran - le commerce de stupéfiants profitant au régime syrien - les personnes et entités affiliées à l'EIIL/Daech et opérant dans la région de Cabo Delgado au Mozambique
Le Conseil a par ailleurs approuvé sans débat les points figurant sur la liste des points "A" non législatifs.
Directive sur la transparence des rémunérations
Le Conseil a adopté de nouvelles règles pour lutter contre la discrimination salariale et contribuer à combler l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes dans l'UE.
En vertu de la directive sur la transparence des rémunérations, les entreprises de l'UE seront tenues de partager des informations sur le montant qu'elles versent aux femmes et aux hommes pour un travail de même valeur et de prendre des mesures si, en leur sein, l'écart de rémunération entre les femmes et les hommes dépasse 5 %. La nouvelle directive comprend également des dispositions sur l'indemnisation des victimes de discrimination salariale ainsi que des sanctions, y compris des amendes, pour les employeurs qui enfreignent les règles.
Le Conseil a adopté l'acte législatif ouvrant la voie à une Année européenne des compétences pour la période allant du 9 mai 2023 au 8 mai 2024.
L'objectif général de cette Année européenne est de promouvoir un état d'esprit tourné vers la reconversion et le perfectionnement professionnels. Il s'agit de stimuler la compétitivité des entreprises européennes et de créer des emplois de qualité. Se concentrer sur la reconversion et le perfectionnement professionnels devrait également contribuer à combler les déficits et pénuries de compétences.
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