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Guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine
Le Conseil des affaires étrangères a discuté de l'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, après une intervention par vidéoconférence du ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, qui a informé ses homologues de l'UE de l'évolution récente de la situation tant sur le plan politique que sur le terrain.
Il est clair que tous les États membres de l'UE veulent la paix. [...] Et pourtant, nous voyons que la Russie veut la guerre, car nous avons assisté à une attaque des plus meurtrières pas plus tard qu'hier, et aux frappes aériennes de Soumy au cours du week-end. Il est clair qu'ils sont au point mort, et qu'ils ne veulent absolument pas la paix. La seule façon d'amener la Russie à négocier sérieusement est donc d'accroître la pression.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Le Conseil a débattu du renforcement du soutien militaire de l'UE. La haute représentante a souligné que l'UE est le premier fournisseur d'aide militaire à l'Ukraine, mais aussi le plus grand soutien de l'industrie ukrainienne de la défense, les pays européens ayant jusqu'à présent engagé cette année plus de 23 milliards d'euros d'aide militaire en faveur de l'Ukraine.
Le Conseil a également évoqué la formation des soldats ukrainiens via l'EUMAM Ukraine, qui a, à ce jour, permis de former plus de 73 000 soldats. Le Conseil a débattu de ce qui peut être fait de plus en ce qui concerne la mission.
Quant à son initiative visant à livrer 2 millions d'obus d'artillerie à l'Ukraine, la haute représentante a annoncé que deux tiers de l'objectif avaient déjà été atteints, et qu'une grande majorité d'États membres étaient convenus que l'UE devait en faire davantage.
Enfin, le Conseil a examiné l'état d'avancement des sanctions contre la Russie, et la haute représentante a annoncé que les travaux avaient débuté concernant un 17e train de sanctions, axé sur la flotte fantôme et d’autres éléments.
Le Conseil des affaires étrangères a procédé à un échange de vues sur le Moyen-Orient, notamment l'évolution de la situation en Syrie.
La haute représentante a fourni aux ministres des informations actualisées sur sa récente visite dans la région et sur les discussions qui y ont eu lieu concernant le plan arabe de redressement et de reconstruction.
Là où tous les États membres sont d'accord, c'est que nous soutenons la solution à deux États. Nous avons en outre proposé 1,6 milliard d'euros sur trois ans pour soutenir l'Autorité palestinienne - qui devrait être l'autorité fournissant les services - et les Palestiniens.
Kaja Kallas, haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
La haute représentante a souligné que la situation générale était très grave et qu'un retour à la table des négociations était d'une importance capitale pour permettre la reprise du cessez-le-feu, la libération des otages et l'accès sans entrave de l'aide humanitaire et la distribution continue de celle-ci à grande échelle dans toute la bande de Gaza.
La haute représentante a déclaré que le Conseil s'était félicité du plan arabe, mais a souligné qu'il manquait d'éléments importants tels que le financement, la sécurité et la gouvernance de Gaza, et que l'UE collaborerait avec ses partenaires internationaux pour faire avancer les travaux sur ces questions.
Le Conseil a ensuite tenu une discussion sur la Syrie, et notamment sur la question de savoir s'il y a lieu ou non d'assouplir les sanctions de l'UE. Dans ce contexte, la haute représentante a annoncé que le Conseil était convenu d'évaluer le processus, mais aussi de s'employer à proposer de prochaines étapes, en gardant à l'esprit les conditionnalités et les lignes rouges bien connues de l'UE.
Le Conseil des affaires étrangères a tenu un débat sur les relations entre l'UE et l'Union africaine (UA), dont le partenariat célèbre son 25e anniversaire en 2025.
La haute représentante a souligné que tous les États membres de l'UE souhaitaient davantage de dialogue avec les pays africains, et qu'il était important de ne pas les abandonner à une quelconque influence extérieure, comme celle exercée par la Russie ou la Chine. Elle a également abordé la 3e réunion ministérielle UE-UA, prévue le 21 mai à Bruxelles, et indiqué que le Conseil avait débattu de la question de savoir quels résultats il pouvait y mettre en avant.
Le Conseil a ensuite discuté de la situation au Soudan, qui est confronté à une crise humanitaire sans précédent deux ans après le début de la guerre. Les discussions ont porté sur la situation humanitaire et sur la conférence coorganisée par l'UE, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, qui se tiendra à Londres le 15 avril.
Balkans occidentaux
Le Conseil a procédé à un échange de vues sur les relations de l'UE avec les partenaires des Balkans occidentaux, axé sur les moyens de renforcer encore la coopération en matière de sécurité et de défense face aux défis politiques ainsi que de promouvoir la stabilité et la sécurité régionales. Le débat de l'UE à 27 a eu lieu après le dîner informel avec les ministres des affaires étrangères des Balkans occidentaux, à la veille de la session du Conseil.
La haute représentante a souligné que la stabilité et la sécurité de la région sont essentielles pour l'UE.
Le Conseil a tenu un débat sur la situation en Bosnie-Herzégovine et en Serbie, et a confirmé la nécessité d'une normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo*.
* Cette désignation est sans préjudice des positions sur le statut et est conforme à la résolution 1244/1999 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu'à l'avis de la CIJ sur la déclaration d'indépendance du Kosovo.
Autres décisions
Le Conseil a décidé d'instituer des mesures restrictives à l'encontre de sept personnes et deux entités supplémentaires responsables de graves violations des droits de l'homme en Iran, y compris de l'utilisation du pouvoir judiciaire comme instrument destiné à la détention arbitraire.
Le Conseil a réexaminé le cadre de l'UE relatif au contrôle des exportations d'armes, en adoptant une décision modifiant la position commune du Conseil définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d'équipements militaires et en approuvant des conclusions sur la question.
Le Conseil a augmenté le montant de référence financière de l'EU BAM Rafah de plus de 4 300 000 euros jusqu'au 30 juin 2025. Cette décision permettra de couvrir les coûts supplémentaires résultant du redéploiement de la mission au point de passage frontalier de Rafah, lequel a été autorisé en janvier 2025 à la suite de l'accord de cessez-le-feu conclu à Gaza.
Documents en lien avec la réunion
Documents préparatoires
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