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Le Conseil des affaires étrangères a débattu de la situation en matière de sécurité en Europe.
Le Conseil a condamné le renforcement des forces militaires russes aux abords de l'Ukraine, l'augmentation des violations du cessez-le-feu et les provocations des séparatistes soutenus par la Russie dans l'est de l'Ukraine. Il a également condamné les actions, les événements mis en scène et les manipulations d'informations visant à créer un prétexte à une escalade militaire contre l'Ukraine.
En outre, il a salué la retenue de l'Ukraine face aux intimidations et aux violations des accords de Minsk et du droit international.
Au cours de leur discussion, les ministres ont eu l'occasion de procéder à un échange de vues informel avec le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba. Les ministres ont réaffirmé leur unité, leur détermination et la solidarité de l'UE avec l'Ukraine.
La Russie a créé la plus grande menace pour la paix et la stabilité en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Nous appelons le président Poutine à respecter le droit international et les accords de Minsk. Il appartient aux dirigeants russes de décider comment ils veulent être vus par la communauté internationale et par l'histoire.
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Le Conseil a arrêté une série de mesures destinées à soutenir la résilience de l'Ukraine. Il a adopté une décision visant à fournir une assistance macrofinancière de 1,2 milliard d'euros et a décidé d'apporter un soutien à la formation militaire professionnelle de l'Ukraine dans le cadre de la facilité européenne pour la paix. L'UE renforcera également son soutien à la lutte contre les cyberattaques et la désinformation en envoyant une mission d'experts dans le pays.
Les ambassades et les missions diplomatiques de l'UE, ainsi que la délégation de l'UE en Ukraine, resteront ouvertes et pleinement opérationnelles, à quelques exceptions près.
Le haut représentant a par ailleurs précisé que toute agression contre l'Ukraine aurait des conséquences sévères pour la Biélorussie si une attaque devait être menée à partir de son territoire ou avec sa participation.
Le Conseil a débattu de la situation en Bosnie-Herzégovine et des moyens de préserver la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'unité du pays.
Le Conseil a exhorté les dirigeants politiques du pays à prendre leurs responsabilités pour préserver la Constitution, à assurer le plein retour des compétences aux institutions de l'État et à traiter toutes les questions en suspens.
Il n'y a pas de place en Europe pour une Bosnie-Herzégovine divisée, et ceux qui œuvrent dans cette direction se trompent lourdement. Ils privent leurs citoyens d'une perspective et d'une vie européennes prospères.
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Les ministres ont exprimé leur soutien sans réserve au représentant spécial de l'UE en Bosnie-Herzégovine, Johann Sattler, à l'opération EUFOR ALTHEA et au haut représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Christian Schmidt. Tant l'UE que les États-Unis s'emploient à faciliter le dialogue politique afin de parvenir à un accord sur une réforme constitutionnelle et électorale, y compris un amendement constitutionnel limité susceptible d'améliorer le fonctionnement de la fédération.
L'UE reste prête à utiliser tous les instruments disponibles, si la situation l'exige, y compris une aide financière de l'UE et des mesures restrictives en dernier ressort.
Le dialogue reste la priorité pour assurer les réformes nécessaires avant les prochaines élections.
Diplomatie climatique
Le Conseil a procédé à un échange de vues sur la diplomatie climatique et a approuvé des conclusions à ce sujet.
Le Conseil a été informé de la situation au Mali et des négociations en cours dans le cadre de l'accord sur le nucléaire avec l'Iran (le plan d'action global commun).
Conclusions du Conseil
Le Conseil a également approuvé des conclusions sur le concept de présences maritimes coordonnées.
26e session du conseil conjoint et de la réunion ministérielle CCG-UE
En marge de la session du Conseil des affaires étrangères, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont rencontré leurs homologues des pays du Golfe dans le cadre du 26e conseil conjoint entre l'UE et le Conseil de coopération du Golfe.
L'UE est le premier investisseur dans le Golfe et le deuxième partenaire commercial de la région. Les ministres sont convenus qu'il était temps de s'engager à travailler plus étroitement sur la transition écologique, la coopération au développement et l'action humanitaire. Le Yémen a également été évoqué.
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