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Deux semaines après l'adoption de sanctions de l'UE dans le cadre de l'affaire Navalny, le Conseil a décidé d'imposer des mesures restrictives à onze personnes et à quatre entités responsables de violations graves des droits de l'homme et d'atteintes graves à ces droits en Chine, en Corée du Nord, en Libye, au Soudan du Sud, en Érythrée et en Russie.
Les sanctions visent des violations très graves des droits de l'homme et des atteintes très graves à ces droits, indépendamment du lieu où elles sont commises. Toutes les mesures restrictives de l'Union européenne sont conformes au droit international et sont soumises aux normes les plus élevées en matière d'état de droit.
Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Le Conseil a également décidé de sanctionner onze personnes responsables du coup d'État militaire perpétré le 1er février 2021 au Myanmar/en Birmanie ainsi que de la répression militaire et policière exercée ensuite contre des manifestants pacifiques.
Le Conseil a fait le point sur les relations entre l'UE et la Turquie dans la perspective d'un rapport conjoint élaboré par le haut représentant et la Commission en vue de la vidéoconférence des membres du Conseil européen des 25 et 26 mars.
D'une manière générale, les ministres ont estimé que le rapport constituait une bonne base pour les travaux du Conseil européen.
Résumant le débat, le haut représentant a souligné que, depuis les conclusions du Conseil européen de décembre 2020, les autorités turques avaient émis des signaux positifs. Bien que des mesures aient été prises dans le sens d'une désescalade en Méditerranée orientale, le processus reste fragile et les efforts de désescalade doivent se poursuivre.
Les ministres sont convenus qu'il importait de maintenir la dynamique et de la consolider, mais aussi de maintenir toutes les options sur la table si l'évolution de la situation l'exige.
Voisinage méridional
Le Conseil a ensuite procédé à un échange de vues sur le voisinage méridional.
Le débat a mis en évidence la nécessité d'un partenariat renforcé, plus étroit et plus efficace, et le fait que l'UE doit collaborer avec ses partenaires pour résoudre des problèmes communs tels que: la COVID, les conflits, les migrations, le changement climatique et le terrorisme.
Les ministres se sont concentrés en particulier sur la manière de mettre en œuvre et de rendre opérationnelle la communication conjointe sur un partenariat renouvelé pour le voisinage méridional du 9 février 2021. Lors de leurs interventions, ils ont abordé divers aspects tels que la promotion de réformes, la coopération avec la société civile, l'exploitation du potentiel des transitions écologique et numérique, etc.
Des conclusions du Conseil sur le voisinage méridional seront adoptées lors du prochain Conseil des affaires étrangères.
Vidéoconférence avec la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet
Les ministres ont eu l'occasion de procéder à un échange de vues avec la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, sur l'état des droits de l'homme dans le monde et sur l'évolution récente de la situation à cet égard.
La vidéoconférence a également été l'occasion de lancer le dialogue stratégique entre l'UE et le Haut-Commissariat, une nouvelle initiative présentée dans la stratégie relative au renforcement de la contribution de l'UE à un multilatéralisme fondé sur des règles.
Actualité
Le Conseil a fait le point sur la situation au Myanmar, qui continue de se détériorer à la suite du coup d'État militaire du 1er février 2021. Informant les ministres, le haut représentant, M. Borrell, a souligné que l'UE poursuivrait ses efforts diplomatiques pour contribuer à désamorcer la situation et œuvrer au rétablissement de la démocratie et du gouvernement civil légitime.
Les ministres ont ensuite été informés sur les Balkans occidentaux et, en particulier, sur les événements récents et à venir, tels que les conseils de stabilisation et d'association et la visite récente dans la région du représentant spécial de l'UE pour le dialogue entre Belgrade et Pristina et d'autres questions régionales relatives aux Balkans occidentaux, Miroslav Lajčák.
Le Conseil a également eu un bref débat sur la Russie, au cours duquel les ministres ont confirmé que les cinq principes directeurs restaient très pertinents et que, dans le cadre de ces principes, l'UE prendrait ses distances à l'égard de la Russie, exercerait une pression sur celle-ci ou dialoguerait avec elle, selon que la situation le justifie. Les dirigeants de l'UE débattront des relations avec la Russie lors de leur vidéoconférence des 25 et 26 mars.
Le haut représentant a communiqué des informations sur le conseil d'association UE-Géorgie qui s'est tenu le 16 mars et sur les efforts de médiation déployés par l'UE au cours des dernières semaines pour apporter une solution à la crise politique que traverse la Géorgie. Le haut représentant a réaffirmé la nécessité pour tous les dirigeants des partis politiques géorgiens de donner la priorité aux intérêts des Géorgiens, de faire les compromis nécessaires et de porter leur attention sur d'autres questions urgentes telles que la pandémie de coronavirus, la reprise économique et la sécurité nationale de la Géorgie.
Il a également été question du Venezuela à la lumière des événements récents, comme le fait que la chef de la délégation de l'UE au Venezuela ait été expulsée du pays et que l'ambassadeur vénézuélien auprès de l'UE ait été déclaré persona non grata par l'UE. Le débat a mis en évidence le fait que la stabilisation et la redémocratisation du pays étaient possibles, mais que cela nécessitait des efforts soutenus.
Enfin, le haut représentant a informé les ministres de la situation en Éthiopie et des informations quotidiennes en provenance du pays faisant état de violations massives des droits de l'homme. L'UE continuera d'accentuer la pression afin que l'accès humanitaire soit autorisé, que des enquêtes indépendantes soient lancées sur les atteintes aux droits de l'homme et que les troupes érythréennes se retirent. Le haut représentant a souligné que l'UE se tenait prête à activer tous ses instruments de politique étrangère à l'encontre des personnes responsables de violations des droits de l'homme et qu'il avait chargé le ministre finlandais des affaires étrangères, Pekka Haavisto, de retourner dans la région pour y effectuer une deuxième mission.
Divers
Le Conseil a adopté une décision établissant la facilité européenne pour la paix.
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