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Discussion informelle avec le ministre arménien des affaires étrangères
Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont procédé à un échange de vues au cours du petit-déjeuner avec le ministre arménien des affaires étrangères, Ararat Mirzoyan. Cette discussion informelle s'est déroulée avec en toile de fond les élections législatives du 7 juin et a porté principalement sur les résultats de celles-ci dans un contexte d'ingérence russe sans précédent et d'attaques hybrides persistantes.
Les élections ont envoyé un message clair: le peuple arménien a voté pour la paix, la souveraineté et des liens plus étroits avec l'Europe. La forte pression et la coercition économique exercées par la Russie n'ont pas réussi à influencer le vote.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Les ministres ont discuté d'autres moyens permettant de soutenir la résilience, la trajectoire démocratique et la diversification économique de l'Arménie. La haute représentante de l'UE a souligné que l'UE travaille déjà à l'élaboration d'un train de mesures de soutien économique pour aider l'Arménie à résister aux restrictions commerciales déloyales imposées par la Russie, et que la nouvelle mission de partenariat de l'UE en Arménie serait bientôt lancée.
Guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine
Le Conseil a débattu de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, après un échange de vues informel avec le ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha.Le ministre ukrainien, qui a participé à l'échange par vidéoconférence, a donné un aperçu de la situation sur le terrain, des besoins les plus urgents de l'Ukraine et a fait le point sur l'attaque russe de nuit qui a notamment visé la cathédrale de la Laure des Grottes de Kiev , l'un des sites religieux les plus importants du pays, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le débat ministériel qui a suivi a montré que les ministres de l'UE étaient unis dans leur volonté de continuer à soutenir l'Ukraine et à accroître la pression sur la Russie.
Selon les estimations, les sanctions occidentales ont déjà coûté à la Russie de 1 000 à 1 300 milliards d'euros. Ce sont autant d'euros qui ne seront pas affectés à la guerre contre l'Ukraine. Accroître la pression implique également d'isoler la Russie au niveau international. Alors que la Russie bombarde des cathédrales, l'Europe ne devrait pas dérouler le tapis rouge pour les artistes et athlètes russes qui soutiennent la guerre du Kremlin. La culture et le sport ne devraient pas servir à blanchir les agressions.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Compte tenu des actions russes visant à déstabiliser, compromettre ou menacer la souveraineté et l'indépendance de la République de Moldavie, y compris des actions visant à saper ses processus démocratiques, le Conseil a décidé ce jour d'imposer des mesures restrictives à l'encontre de six personnes. Le Conseil a adopté 81 nouvelles inscriptions thématiques sur la liste – 34 personnes et 47 entités – visant le complexe militaro-industriel de la Russie, ses recettes énergétiques, ses efforts de propagande et les violations des droits de l'homme qu'elle commet.
Les ministres ont également évoqué le 21e train de sanctions nouvellement proposé à l'encontre de la Russie et sont convenus que les travaux à ce sujet devaient progresser rapidement.
Le point suivant à l'ordre du jour a été la situation au Moyen-Orient à la lumière des derniers développements intervenus dans la région.
Iran
Le Conseil a pris note de l'accord-cadre récemment annoncé entre les États-Unis et l'Iran visant à prolonger le cessez-le-feu actuel de 60 jours et à rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, qui devrait rester ouvert et gratuit. Il a également souligné la nécessité de poursuivre les travaux en vue de faire obstacle aux programmes de missiles nucléaires et balistiques de l'Iran.
L'annonce par les États-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit d'Ormuz constitue une avancée potentielle. Elle peut offrir l'espace nécessaire à l'approfondissement des négociations relatives au programme nucléaire de l'Iran et à d'autres questions essentielles. La phase la plus difficile des négociations est encore à venir.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont également fait le point sur la communication et la coordination avec les pays partenaires, notamment la récente visite de la haute représentante au Pakistan et ses contacts avec les pays du Golfe. Dans ce contexte, la haute représentante a souligné que, de l'influence économique à l'expertise nucléaire, l'UE est prête à contribuer à une résolution durable.
Le Conseil a débattu de la situation humanitaire désastreuse au Liban, dans le contexte de la poursuite des hostilités entre Israël et le Hezbollah, et a procédé à un échange de vues sur le soutien de l'UE au Liban et à sa population, y compris au moyen de la mesure d'assistance bilatérale en faveur des forces armées libanaises récemment adoptée au titre de la facilité européenne pour la paix (FEP), d'un montant de 100 millions d'euros.
Les ministres ont en outre souligné qu'il importait d'assurer la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban et ont évoqué la possibilité d'un engagement accru de l'UE dans le pays, y compris sous la forme d'une future mission PSDC dédiée.
Le Conseil a procédé à un échange de vues sur Israël et la Palestine. Les ministres se sont déclarés profondément préoccupés par la situation humanitaire critique à Gaza, soulignant la nécessité d'assurer l'accès à l'aide humanitaire, et ont évoqué le soutien de l'UE au processus de réforme de l'Autorité palestinienne dans la perspective de la réunion du groupe des donateurs pour la Palestine de juillet.
Les ministres ont également discuté de la détérioration de la situation en Cisjordanie, en particulier de la montée de la violence et de l'expansion des colonies illégales israéliennes. À la suite de l'adoption, le 28 mai 2026, de nouvelles mesures restrictives à l'encontre de colons extrémistes israéliens et de personnalités de premier plan du Hamas, le Conseil a également procédé à un échange de vues sur d'autres possibilités d'action, y compris de nouvelles inscriptions et des mesures liées au commerce.
Au cours du déjeuner, les ministres des affaires étrangères de l'UE ont fait le point sur les relations entre l'Union européenne et la Chine, dans le contexte des évolutions géopolitiques actuelles. L'échange au sein du Conseil des affaires étrangères a porté sur les aspects liés à la politique étrangère et à la sécurité, en amont du Conseil européen des 18 et 19 juin 2026.
De subventions qui faussent le marché, en passant par des déséquilibres commerciaux croissants et un quasi-monopole sur les matières premières critiques, la liste des problèmes reste longue. Réduire les dépendances à l'égard de la Chine ne sera ni facile ni bon marché, mais c'est nécessaire et urgent.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
En ce qui concerne les aspects liés à la politique étrangère, la haute représentante a souligné que Pékin a continué à jouer un rôle déterminant dans la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine et que l'UE évalue attentivement les rapports nouveaux et vérifiés selon lesquels l'armée chinoise aurait formé le personnel militaire russe à aller combattre en Ukraine.
Le Conseil a également débattu de la manière de lutter contre les activités de désinformation menées par la Chine et de renforcer les chaînes d'approvisionnement européennes du secteur de la défense.
En ce qui concerne la région indo-pacifique, les ministres de l'UE ont réaffirmé que la convention des Nations unies sur le droit de la mer définit clairement le comportement licite et sert de fondement à la sécurité dans la région.
Dans le cadre des questions d'actualité, le Conseil a abordé le processus de nomination d'un nouveau haut représentant en Bosnie-Herzégovine.
Les ministres ont également reçu des informations sur la résurgence de la maladie à virus Ebola dans la région du Kivu en République démocratique du Congo.
Divers et autres décisions
Sous le point "Divers":
La Pologne a communiqué aux ministres des informations sur le récent livre blanc sur les actes russes de sabotage et de subversion à l'encontre des membres du Conseil des États de la mer Baltique
La Roumanie a informé les États membres des priorités de la future présidence roumaine du processus de coopération en Europe du Sud-Est (SEECP)
La Roumanie et la Bulgarie ont fourni à leurs homologues des informations sur la plateforme pour la sûreté maritime de la mer Noire
Compte tenu des opérations financées par la Russie visant à perturber les élections législatives de septembre 2025 en République de Moldavie, le Conseil a décidé d'imposer des mesures restrictives à l'encontre de six personnes.
Le Conseil a formellement conclu l'accord entre l'UE et le Canada, faisant ainsi du Canada le premier pays non européen à participer à l'instrument SAFE relatif aux marchés publics.
Le Conseil a également adopté des conclusions sur la stratégie "Global Gateway", dans lesquelles il réaffirme qu'il s'agit de la stratégie mondiale d'investissement de l'Union européenne visant à établir des partenariats mutuellement bénéfiques et à mobiliser des ressources publiques et privées pour combler le déficit d'investissement mondial.
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