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Le Conseil des affaires étrangères a débattu de l'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, après une intervention du ministre ukrainien des affaires étrangères, Andrii Sybiha, qui s'est joint à la session en personne pour fournir une vue d'ensemble de la situation sur le terrain, des priorités les plus urgentes de l'Ukraine et de l'évolution de la situation en cours sur le plan diplomatique.
Le Conseil a ensuite tenu un débat sur la manière d'accroître la pression sur la Russie, y compris au moyen du dix-neuvième train de sanctions.
L'Ukraine se tient prête pour un cessez-le-feu inconditionnel depuis février déjà, mais la Russie n'est pas réellement intéressée par la paix. Nous soutenons unanimement les efforts déployés par le président Trump pour mettre un terme à la guerre, mais Poutine ne négociera sérieusement que s'il pense être en train de perdre.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Les discussions du Conseil ont ensuite porté sur la manière de continuer à soutenir l'Ukraine tant sur le plan militaire que financier, y compris par l'utilisation d'avoirs immobilisés, ainsi que dans le contexte des récentes attaques russes sur les infrastructures énergétiques et de la préparation à l'hiver.
Comme l'a dit le ministre Sybiha, les attaques terroristes de la Russie sur le réseau énergétique s'intensifient. La Russie cherche à infliger le plus grand préjudice possible aux civils. Aujourd'hui, nous avons invité la Commission européenne à proposer des mesures supplémentaires pour mieux soutenir la sécurité énergétique de l'Ukraine. Les États membres sont également convenus de coopérer avec des pays tiers afin de sécuriser les équipements de réparation et d'accroître les livraisons de gaz à l'Ukraine.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
La haute représentante s'est ensuite penchée sur la flotte fantôme de Moscou, annonçant des réponses de l'Europe plus fermes à ce sujet ainsi qu'une meilleure coordination.
Enfin, la haute représentante a informé le Conseil qu'à ce jour, 26 États membres se sont engagés à devenir parties au tribunal spécial pour le crime d'agression contre l'Ukraine.
Le Conseil a tenu un débat sur les relations entre l'UE et la région indo-pacifique et a approuvé deux séries de conclusions portant respectivement sur l'Inde et la région indo-pacifique.
Cette région est un partenaire essentiel de l'Union européenne. Ensemble, nous représentons plus de 70 % du commerce mondial de biens et de services. Le mois prochain, nous organiserons le forum ministériel UE-indo-pacifique à Bruxelles, réunissant environ 80 délégations, ce qui en fera l'un des plus grands rassemblements diplomatiques en Europe cette année. Cela témoigne de notre engagement en faveur d'une coopération plus étroite avec nos partenaires dans les domaines du commerce, de la technologie et de la sécurité.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Le Conseil des affaires étrangères a procédé à un échange de vues sur la situation au Moyen-Orient, à la lumière de l'accord sur la première phase du plan global visant à mettre fin au conflit à Gaza présenté par le président Trump le 29 septembre, et de l'accord visant à entrer dans la première phase de sa mise en œuvre, qui comprend un cessez-le-feu, le 10 octobre.
En ce qui concerne le Moyen-Orient, le cessez-le-feu à Gaza vient d'être confronté à son premier test de résistance majeur. Les attaques du Hamas contre les civils palestiniens et son refus de désarmer fragilisent de plus en plus le cessez-le-feu. L'UE est le premier soutien financier de l'Autorité palestinienne et le premier donateur d'aide humanitaire à Gaza. Notre mission d'assistance à la frontière est prête à être déployée.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Le Conseil a débattu de la manière dont l'UE peut user de toute son influence pour soutenir le plan de paix, y compris en apportant un soutien supplémentaire à la gouvernance et à la reconstruction. Les ministres se sont également penchés sur les mesures proposées par la Commission européenne à l'encontre d'Israël.
Le cessez-le-feu a fait évoluer le contexte, nous en sommes tous conscients. Cependant, à moins que nous ne constations un changement réel et durable sur le terrain, y compris une augmentation de l'aide acheminée à Gaza, la menace de sanctions reste sur la table.
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et présidente du Conseil des affaires étrangères
Dans le cadre de l'examen des questions d'actualité, la haute représentante a abordé la question de la République de Moldavie et les résultats des récentes élections, qui ont montré un fort soutien en faveur d'un avenir européen. Le Conseil a examiné les enseignements tirés à cet égard et est convenu de lancer une initiative visant à moderniser davantage les méthodes d'observation électorale.
La haute représentante a évoqué la situation en Géorgie et a informé les ministres des événements récents, notamment les élections municipales qui ont eu lieu le 4 octobre 2025 et le recul démocratique actuel. La haute représentante a souligné que la Commission présentera son rapport sur le mécanisme de suspension de l'exemption de visa dans le courant de l'année, ce qui donnera aux ministres l'occasion d'envisager de futures mesures.
Le Conseil a été informé de la situation au Soudan et a approuvé des conclusions sur celle-ci.
Le Conseil a approuvé des conclusions intitulées: "Développement du partenariat stratégique entre les Nations unies et l'UE pour la paix et la sécurité: priorités conjointes 2025-2028".
Réunion ministérielle sur la sécurité et la connectivité transrégionales
Après la session du Conseil des affaires étrangères, la haute représentante a convoqué la réunion ministérielle sur la sécurité et la connectivité transrégionales avec les commissaires Kos et Síkela.
La session a vu se réunir les ministres des pays de l'UE, du Partenariat oriental, de la mer Noire et d'Asie centrale, dans le but de coopérer en faveur d'un programme sur la connectivité transrégionale et de contribuer ensemble à renforcer la stabilité régionale.
La réunion ministérielle s'est composée de deux sessions: une première session consacrée à la sécurité, la stabilité et la résilience dans la région de la mer Noire, à laquelle ont participé les États membres de l'UE, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la République de Moldavie, la Turquie et l'Ukraine, et une deuxième session réunissant les États membres de l'UE et les pays du Partenariat oriental, de la mer Noire et d'Asie centrale, axée sur les perspectives et les défis communs de la coopération en matière de connectivité transrégionale.
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