Skip to content
  • Conseil des affaires étrangères

Conseil des affaires étrangères, 13 décembre 2021

Principaux résultats

Questions d'actualité

Le Conseil des affaires étrangères a commencé par un débat sur le renforcement des forces militaires russes à la frontière avec l'Ukraine.

Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
L'Union européenne est unie et résolue dans son soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Les ministres ont été très clairs aujourd'hui en affirmant que toute agression contre l'Ukraine aurait des conséquences politiques et un coût économique élevé pour la Russie.
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

L'UE coordonne étroitement sa position avec les partenaires transatlantiques et partageant les mêmes idées, et elle abordera à nouveau ce sujet lors de la réunion du Conseil européen le 16 décembre.

Les ministres ont ensuite fait le point sur la situation en Biélorussie, à la lumière de la cinquième vague de sanctions sur lesquelles un accord est intervenu récemment. Il a été considéré que les mesures restrictives imposées en réaction à l'instrumentalisation des migrants avaient donné des résultats. Il n'empêche que la répression interne exercée par le régime de Loukachenko s'aggrave: le nombre de prisonniers politiques a dépassé la barre des 900. Les ministres ont réaffirmé la solidarité de l'UE avec la société biélorusse, qui continuera à bénéficier du soutien de l'UE.

Le Conseil a également débattu de la question de Varosha et de l'incidence des mesures unilatérales prises en juillet 2021 par les Chypriotes turcs et la Turquie en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les États membres ont exprimé leur solidarité avec Chypre et leur soutien au processus de négociation mené sous l'égide des Nations unies, ainsi qu'au nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la force de maintien de la paix des Nations unies à Chypre, Colin Stewart.

Il a été convenu que le Coreper poursuivrait l'évaluation des options sur la table, qui prévoient la création d'un régime de sanctions spécifique axé sur les personnes et entités directement impliquées dans l'ouverture d'une partie de Varosha après juillet 2021. Les ministres ont réaffirmé qu'il est essentiel que la Turquie se réengage sérieusement dans le processus de l'ONU et s'abstienne de toute action qui aurait pour effet que la situation sur le terrain se détériore davantage.

L'échange de vues sur l'Éthiopie a mis en évidence que le conflit dans le pays s'est encore aggravé et a entraîné une crise humanitaire dévastatrice, compromettant la stabilité non seulement de l'Éthiopie, mais de l'ensemble de la région. Les ministres sont convenus que seule une solution politique peut inverser la dynamique négative et dangereuse actuellement à l'œuvre, et que les priorités de l'UE devraient demeurer d'obtenir un cessez-le-feu et d'amener les parties à la table des négociations.

Relations UE-Afrique

Le Conseil a débattu des relations de l'UE avec l'Afrique, dans la perspective du Conseil européen de décembre et dans le cadre de la préparation du sixième sommet UE-Union africaine, qui doit se tenir à Bruxelles en février 2022.

Au cours du débat, il a été souligné que l'UE pouvait être plus concrète, plus pratique, plus visible et plus opérationnelle dans ses relations avec ses partenaires africains.

Parmi les principaux domaines nécessitant un engagement accru figurent la réaction face à la COVID-19, la distribution de vaccins, la paix, la sécurité et la gouvernance, la relance verte et numérique grâce à des initiatives menées dans le cadre de la stratégie Global Gateway, ainsi qu'une meilleure coopération dans les enceintes multilatérales.

Asie centrale

Le Conseil a eu un échange de vues sur l'Asie centrale, en mettant particulièrement l'accent sur le renforcement de l'ambition de l'UE dans la région.

L'UE a tout intérêt à intensifier son engagement politique avec l'Asie centrale et à la voir évoluer en un espace économique et politique plus résilient, plus prospère et plus étroitement interconnecté. Ses partenaires dans la région manifestent le même intérêt pour un renforcement de la coopération. Parmi les domaines dans lesquels la coopération pourrait être renforcée figurent la promotion d'une reprise verte et durable après la COVID-19, par exemple au moyen de projets phares relevant de la stratégie Global Gateway, et la gestion des répercussions de la situation en Afghanistan et d'autres défis liés à la sécurité. L'engagement dans les domaines des entreprises et des investissements, ainsi que des droits de l'homme, de la démocratie, de l'état de droit et de la gouvernance, a également été jugé important.

Venezuela

Les ministres ont été informés des résultats des élections régionales et municipales qui se sont tenues le 21 novembre 2021 au Venezuela, ainsi que des principales conclusions de la mission d'observation électorale de l'UE (MOE), présentées par la cheffe de la mission d'observation électorale, Mme Isabel Santos, membre du Parlement européen.

Les ministres sont convenus que l'UE continuera à promouvoir la transition démocratique au Venezuela. L'objectif ultime reste une solution à la crise qui soit dirigée par le Venezuela et qui débouche sur des élections crédibles, ouvertes à tous et transparentes à tous les niveaux.

Conclusions et décisions du Conseil

Le Conseil a approuvé les conclusions sur le pacte en matière de politique de sécurité et de défense commune.

Le Conseil a également adopté un nouveau régime de sanctions ciblant des personnes et entités faisant obstacle à la transition politique au Mali, ainsi que des mesures restrictives à l'encontre de personnes et d'entités liées au groupe Wagner. Les activités exercées par ce groupe correspondent à la stratégie de guerre hybride menée par la Russie, constituent une menace et créent de l'instabilité dans plusieurs pays du monde.

Les sanctions concerneront le groupe Wagner lui-même, trois entreprises ayant des liens avec le groupe et huit militaires responsables de violations graves des droits de l'homme ou d'activités déstabilisatrices en Ukraine, en Syrie, en Libye, en République centrafricaine, au Soudan et au Mozambique.

Afghanistan

Au cours d'un déjeuner de travail informel, les ministres des affaires étrangères ont échangé leurs points de vue sur l'Afghanistan avec le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani.

Le Qatar joue un rôle stratégique dans le traitement de la situation en Afghanistan, en facilitant les interactions de l'UE avec les autorités intérimaires des talibans, en assurant un passage sûr pour les personnes dans le besoin et en facilitant l'acheminement de l'aide humanitaire. Les discussions ont mis en évidence la communauté de vues selon laquelle une forme d'engagement opérationnel est nécessaire avec le gouvernement intérimaire taliban, sans pour autant qu'une quelconque légitimité ne soit reconnue à ce dernier. L'engagement est subordonné aux progrès réalisés par les talibans conformément aux cinq critères de référence définis par le Conseil en septembre 2021.

Le Conseil a également adopté sans débat les points qui figuraient sur la liste des points A non législatifs.

Documents en lien avec la réunion

Documents finaux

Communiqués de presse

Note aux rédactions

Contacts avec la presse

Si vous n'êtes pas journaliste, veuillez adresser votre demande au service Information au public.

Accréditation et événements destinés à la presse

Pour des informations générales sur l'accréditation, veuillez visiter cette page.

L'accréditation des médias pour les sommets internationaux organisés en dehors de l'Union européenne sera gérée par les autorités gouvernementales du pays hôte.

Restez informés

Autres sessions : Conseil des affaires étrangères

Voir plus de réunions

Dernier réexamen : 5 février 2025