"Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience de navigation. Les cookies essentiels sont nécessaires pour assurer les fonctionnalités essentielles du site web du Conseil. Les cookies facultatifs nous aident à produire des rapports statistiques anonymes et agrégés afin de mieux répondre à vos besoins.
Guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine
Le Conseil des affaires étrangères a débattu de l'agression menée par la Russie contre l'Ukraine, après une intervention par vidéoconférence du ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, qui a informé ses homologues de l'UE des derniers développements sur le terrain.
Malgré les attaques incessantes de la Russie, l'Ukraine remporte d'importants succès militaires, notamment en mer Noire. Néanmoins, la Russie a intensifié les attaques de missiles et de drones contre des cibles civiles en Ukraine et demeure une menace pour l'Europe.
C'est pourquoi le débat au Conseil a essentiellement porté sur la nécessité de continuer à fournir une assistance à l'Ukraine, y compris un soutien militaire.
Les ministres sont convenus que ce n'était pas le moment de diminuer notre soutien à l'Ukraine. Bien au contraire: c'est le moment d'en faire plus, et plus vite. En mettant à disposition des ressources financières et des équipements militaires, en formant des soldats, et en fournissant tout ce dont l'Ukraine a besoin pour se défendre.
Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Les ministres ont discuté des moyens d'aider l'Ukraine en apportant une aide accrue et prévisible, en vue de la réunion extraordinaire du Conseil européen prévue le 1er février. Le haut représentant a indiqué espérer que l'UE parviendrait à un accord sur une enveloppe complémentaire de 5 milliards d'euros pour la facilité européenne pour la paix et sur la mise en place d'un "fonds d'assistance à l'Ukraine" pour répondre aux besoins les plus urgents de l'Ukraine.
En ce qui concerne les avoirs russes immobilisés, je crois pouvoir dire que nous avons trouvé un accord politique pour mener à bien les travaux sur la base de la proposition que nous avons présentée en décembre, axée sur les recettes ou les bénéfices exceptionnels.
Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Situation au Proche-Orient
Le Conseil des affaires étrangères a tenu un débat sur la situation au Proche-Orient et a procédé à des échanges séparés sur ce sujet avec: le ministre israélien des affaires étrangères, Israël Katz; les ministres des affaires étrangères de l'Arabie Saoudite (Faisal bin Farhan Al Saud), de la Jordanie (Ayman Safadi) et de l'Égypte (Sameh Choukry) et le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit; ainsi que le ministre des affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki.
Lors du premier entretien, avec le ministre Katz, les ministres de l'UE sont convenus que la situation catastrophique à Gaza – le nombre croissant de décès parmi les civils, la faim généralisée, les difficultés considérables en matière d'acheminement de l'aide humanitaire et d'accès de celle-ci, ainsi que la détention des otages israéliens depuis plus de 100 jours – constituait la priorité absolue et la plus immédiate.
Imposer plus de morts, de destruction et d'épreuves à la population palestinienne ne contribuera pas à vaincre le Hamas et son idéologie. Cela n'apportera pas plus de sécurité à Israël, bien au contraire.
C'est pourquoi nous devons redoubler d'efforts, avec les partenaires internationaux, pour passer d'une confrontation meurtrière à la recherche d'une solution.
Josep Borrell, haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité
Ensuite, les ministres de l'UE ont participé à un déjeuner de travail avec les partenaires régionaux dans le cadre de la journée d'initiative pour la paix: l'Arabie saoudite, la Jordanie, l'Égypte et la Ligue des États arabes.
Ils sont convenus qu'il était nécessaire de soutenir l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) et ont discuté de l'après-guerre à Gaza, d'efforts conjoints pour relancer le processus politique en vue d'une solution à deux États et de travaux en vue d'une conférence de paix préparatoire et d'un plan de paix régional global.
Les ministres ont également eu un troisième échange, avec le ministre palestinien des affaires étrangères, Riyad al-Maliki, réaffirmant le soutien résolu de l'UE à la population palestinienne et à l'Autorité palestinienne.
Enfin, le haut représentant a fait part aux États membres de l'UE d'idées en vue d'un débat interne à l'UE sur une approche globale visant à relancer le processus de paix au Proche-Orient, sur la base des travaux accomplis dans le cadre de la journée d'initiative pour la paix. Le haut représentant a notamment proposé d'œuvrer à l'organisation d'une conférence de paix préparatoire pour régler le conflit israélo-palestinien d'une manière globale, à l'avenir.
Les ministres se sont penchés sur d'autres aspects, à savoir: les travaux en cours sur des sanctions à l'encontre des colons extrémistes et violents en Cisjordanie, les tensions qui perdurent à la frontière entre Israël et le Liban et en mer Rouge, ainsi que la récente spirale de violence qui a causé de nombreuses pertes civiles dans l'ensemble de la région et en Asie du Sud.
Azerbaïdjan et Arménie
Dans le cadre des questions d'actualité, le Conseil des affaires étrangères a évoqué la situation en Azerbaïdjan et en Arménie. Le Conseil a exprimé sa solidarité avec la France en ce qui concerne l'expulsion de ses diplomates et les récentes attaques médiatiques. Les ministres sont convenus que l'Azerbaïdjan devait reprendre des pourparlers de paix et de normalisation approfondis avec l'Arménie.
Toute violation de l'intégrité territoriale de l'Arménie est inacceptable et aura de graves conséquences sur les relations avec l'UE.
Conclusions du Conseil
Le Conseil a approuvé des conclusions sur les priorités de l'UE en 2024 dans les enceintes des Nations unies compétentes en matière de droits de l'homme.
Pour des informations générales sur l'accréditation, veuillez visiter cette page.
L'accréditation des médias pour les sommets internationaux organisés en dehors de l'Union européenne sera gérée par les autorités gouvernementales du pays hôte.